Doodle : il y a 80 ans naissait Georges Perec

(Mis à jour le: 7 mars 2016)
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Verbicruciste et écrivain français, Georges Perec est né le 7 mars à Paris et décédé à l’âge de 45 ans le 3 mars 1982. Pour lui rendre hommage en ce jour où il aurait dû célébrer ses 80 ans, Google, en partenariat avec Sophie Diao, lui dédie ce doodle personnalisé qui met à l’honneur La disparition, un ouvrage que l’auteur a publié en 1969.

Doodle il y a 80 ans naissait Georges Perec

Qui était Georges Perec ?

Dès son premier roman intitulé Les Choses : une histoire des années soixante, Georges Perec rencontre le succès. Ce premier ouvrage lui a d’ailleurs valu le Prix Renaudot en 1965. S’enchaînent ensuite d’autres ouvrages toujours tant appréciés tels que Un homme qui dort ou encore La Disparition.

L’auteur a intégré l’Oulipo en 1967, une association qui cadrait beaucoup avec son style reposant sur des contraintes mathématiques, littéraires et formelles. Néanmoins, tout au long de sa carrière, l’écrivain a essayé d’autres genres comme l’absence douloureuse qui se démarque dans La Disparition ou encore la fiction olympique qu’il transmet à travers W ou le Souvenir d’enfance. En 1978, il édite La vie mode d’emploi dans lequel il décrit la vie des habitants d’un immeuble. Cet ouvrage lui a également valu une récompense : le prix Médicis.

Son enfance

Georges Perec est issu de parents juifs d’origine polonaise. Il est toutefois né et a grandi en France. Il vit sa petite enfance dans le quartier de Belleville où sa mère tenait un salon de coiffure jusqu’en 1942. Son père, Icel Peretz s’est engagé volontairement dans la guerre franco-allemande et y perdit la vie en juin 1940. Pour sauver son fils, sa mère dû alors l’envoyer dans une zone libre, en 1941, à Villards-de-Lans. Il y fut baptisé et son nom y fut francisé en Perec. C’est là que Georges vécu le reste de la guerre avec une partie de sa famille paternelle. Sa mère, quant à elle, fut arrêtée et internée à Drancy en janvier 1943 pour être ensuite déportée à Auschwitz en février de la même année. Lorsque la guerre prit fin, Georges retourne à Paris où il fut adopté par sa tante Esther et son mari David Bienenfeld. Il devint alors le frère adoptif de Bianca Lamblin, l’écrivaine.

Ses études

Entre 1946 à 1954, Georges fait sa scolarité à l’école communale de la rue des Bauches, puis au lycée Claude-Bernard et enfin au collège Geoffroy-Saint-Hilaire d’Etampes. C’est là qu’il rencontre Jean Duvignaud, qui était alors son professeur et avec qui il fondera en 1972, la revue Cause commune.

En 1954, il fait une hypokhâgne au lycée Henri-IV puis poursuit des études d’histoire qu’il abandonne toutefois rapidement.

Marqué par la disparition des ses parents durant la guerre, il suit une psychothérapie avec Françoise Dolto en 1949 puis une psychanalyse avec Michel de M’Uzan en 1956.

Ses débuts

Sitôt ses études supérieures aux facultés des lettres de Tunis et de Paris achevées, Georges Perec se tourne vers une carrière d’écrivain. Ainsi naquit Les Choses en 1956 et son intégration à l’Oulipo. Cette étape fut décisive pour sa carrière puisqu’à partir de cette intégration, il devait écrire sous les contraintes de type oulipien. Cela n’a toutefois pas entaché sa carrière puisqu’il fut, avec Italo Calvino et Raymond Queneau, les plus célèbres membres de l’Ouvroir.

Les mots croisés

Georges Perec publie ses premiers mots croisés en 1976 et ce, de manière hebdomadaire dans le magazine Le Point.

En 1978, il démissionne de son poste au CNRS pour se consacrer entièrement à l’écriture.

Sa fin de vie

Georges Perec est mort d’un cancer des bronches à l’hôpital Charles-Foix le 3 mars 1982. Il a vécu ses six dernières années aux côtés de la cinéaste Catherine Binet.

Ses œuvres

Georges Perec n’a pas écrit que des romans, mais fut aussi connu pour :

  • Ses mots croisés
  • Ses livres de géographie tels que Un Cabinet d’amateur en 1979
  • Ses pièces radiophoniques
  • Son écriture feuilletonnesque
  • Ses films

La Disparition fut l’une de ses œuvres les plus connues surtout parce qu’il s’agit d’un roman de 300 pages rédigé entièrement dans le style lipogrammatique c’est-à-dire entièrement dépourvu de le lettre « e ».

Hommages

Si le moteur de recherche Google a pensé lui rendre hommage, c’est parce que Perec est un grand homme et que Google n’est pas le seul à lui avoir rendu hommage. Aujourd’hui encore, on peut trouver :

  • Une rue à son nom, la rue Georges-Perec dans le 20e arrondissement de Paris
  • L’Espace Georges Perec, le CDI du lycée Geoffroy Saint-Hilaire d’Etampes
  • Un astéroïde à son nom, le n° 2817 découvert en 1982
  • Le timbre Georges Perec 1936-1982 qui a été dessiné par Marc Taraskoff

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